Récit n°6 – Bercés par la vallée de la Clarée

Nous ne pouvions séjourner dans les Hautes-Alpes sans admirer ses montagnes enneigées.

Le vent fait chanter la forêt. Face à une petite maison en bois, probablement ancienne propriété de la douane, le panneau indique que nous sommes au sommet du col de l’Echelle. 1762 m d’altitude. Il est le plus bas des Alpes, domine la commune de Névache. L’été c’est une route qui y mène, la D1t. L’hiver elle se transforme en un chemin de randonnée, une piste de ski de fond et de raquette. Une heure pour y grimper. « C’est une piste très accessible », assurait la dame de l’office de tourisme. Et c’est plutôt vrai. 

« Ce blanc est déroutant. Et le silence, à peine perturbé par la brise. »

Du blanc à perte de vue, qu’est ce que c’est reposant. La réverbération nous pousse tout de même à installer nos lunettes de soleil aux verres ronds sur le bout de notre nez. Ce blanc est déroutant. Et le silence, à peine perturbé par la brise. Et puis il y a le vert et les couleurs plus sombres de la forêt. Le marron qui tend vers l’orangé des broussailles qui tentent de s’échapper des couches de neige. Face aux montagnes, nous apprécions notre gueuleton. Quelques crudités avec nos pâtes torsadées, des mandarines et un bout de bleu de Queyras en dessert.

Sur la route, un air d’Italie

La pause repas, ça gèle les doigts. La grimpette ça réchauffe. Et la goutte de génépi aussi. Le plateau du col de l’Echelle se laisse admirer. Ça vibre dans la poche de mon jean. Mon opérateur téléphonique me souhaite la bienvenue en Italie. Amusant. La frontière se franchit si simplement. Et dire qu’à l’époque les douaniers exigeaient que les animaux soient répertoriés et que les humains soient munis d’un passavant*. Aujourd’hui des autocollants dissimulent presque les écritures annonçant l’arrivée sur le col.

C’est dans les années 50 qu’un projet de route entre Névache et Bardonecchia en Italie voit le jour. Désormais cet enchaînement de virages appartient au domaine nordique de la ville française, jusqu’à son sommet. 

« Le silence s’est comme insinué à l’intérieur de nous. »

De retour dans la vallée, nous grimpons dans la voiture. Le silence s’est comme insinué à l’intérieur de nous. Une sérénité nous comble après cette randonnée italo-française. Le blanc nous raccompagne. Le froid, lui, laisse sa place à la chaleur de notre habitacle. Nous rêvons encore en touillant notre chocolat chaud, alors rentrés de ce périple.

* Document autorisant la circulation d’une marchandise. 

@inessotopro

Un avis sur « Récit n°6 – Bercés par la vallée de la Clarée »

  1. Top Inès 👍 Quelle journée encore ! Ça démarre fort en tout cas! Vous devez vous régaler de ces paysages montagneux et merci de nous faire rêver un peu 😘

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