Récit n°17 – Par monts et coteaux

Nous voilà sur les routes sinueuses du Beaujolais. Au départ de Villefranche-sur-Saône jusqu’à Romanèche-Thorins. Du Rhône à la Saône-et-Loire.

Un froid glacial nous a saisi dès notre première balade. Studieusement, nous avons suivi le « circuit des trésors cachés ». L’idée est simple, des panneaux sont postés face à des monuments et ils en expliquent l’origine. Petit hic, parfois certains édifices ne sont pas visibles. Peut-être devenus privés. Ou bien nous étions mal lunés. La vie de la capitale du Beaujolais se concentre sur une grande avenue. Son église est belle.

Le gris du ciel assombri tous les décors que nous traversons. Nous grimpons vers Vaux-en-Beaujolais. Ou plutôt Clochemerle. Les deux noms sont inscrits sur le panneau à l’entrée. La deuxième appellation provient du roman a succès Clochemerle de Gabriel Chevallier. Son village romancé s’inspire de celui de Vaux, perché à flanc de coteaux.

« Cette petite colline pourrait être un ancien volcan. »

Déjeuner sur le Mont Brouilly. Cette petite colline pourrait être un ancien volcan. Son histoire est vieille de 500 millions d’années. Et son sommet protégé en tant qu’Espace naturel sensible. Faune et flore y grouillent. La vue à 360° est plutôt agréable. Cependant elle est difficilement appréciable avec une température si basse. Une chapelle semble posée sur ce dôme de verdure. Face à notre sandwich, nous papotons fromage. Cette fois-ci nous descendons. Les arbustes à raisin, taillés très bas, nous encerclent. Des traces de gel se mêlent à la boue.

Beaujeu clôt la tournée. Capitale historique du Beaujolais, elle abrite aussi le comptoir Beaujolais. Seize vignerons se sont associés pour faire vivre le caveau de pierre et promouvoir les différents vins. Jean-Marc nous accueille. Dégustation d’un beaujolais blanc et d’un rouge. Le professionnel nous parle des origines romaines de la vigne locale. Du beaujolais nouveau « qui gagne à être connu et qui s’accorde très bien avec les grillades ». Il existe des crus dans le secteur. Notamment dans le nord de cette région viticole, où s’amoncellent les coteaux.

Saint-Nicolas, une église faite de roches éruptives ; une bâtisse à colombages ; un cloître bien dissimulé. Il y a quelques petits coins qui valent le détour. Beaujeu est agréable en fin de journée. Mais, dans la Saône, le couvre feu est désormais à 18h. Et c’est là que nous dormons, à Romanèche-Thorins. La fête est donc déjà finie. Nous quittons paisiblement les maisonnées lie de vin. Grignotons quelques sablés sur la route. Nous voilà au chaud à 17h45.

@inessotopro

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