Récit n°38 – Comme un air de Brésil

Nous quittons le Haut-Rhin, direction Strasbourg.

« Critch, cratch, crotch ». Sur le sol, la neige a vieilli. Ses cristaux collés les uns aux autres crissent sous nos pas. Si dans la vallée, le blanc manteau des vignes s’est dissout, il est toujours présent dans la commune des Trois-Epis.

Le nez qui coule et les joues rosées, nous arrivons au sommet. Il y a comme un air de Brésil en haut du Galtz. La statue du Christ protecteur, haute de quasiment 8 mètres nous attend les bras ouverts. L’édifice et son balcon, construits en hommage aux victimes de la première Guerre Mondiale, nous offrent une vue spectaculaire sur Colmar, les Vosges, ou encore la Forêt-Noire.

Le Christ domine la vallée depuis 1930. Julien Vaurillon.

Après un dernier déjeuner, il est temps de quitter nos hôtes de ces derniers jours. L’accueil fut chaleureux, la générosité débordante. Nos intéressantes discussions resteront longtemps gravées dans nos mémoires.

Jungle urbaine

Turckheim s’éloigne dans le rétro. Nous voilà face à la petite église de Niedermorschwihr, à vos souhaits. Si son sublime clocher vrillé attire l’oeil de loin, l’intérieur est également superbe. L’atmosphère unique qui s’offre à nous est-elle dûe aux vitraux et à l’heure de notre visite ? Peut être. Orange, bleu, vert, les petits rectangles font leur effet sous la lumière déclinante. Nous envoûtant au passage.

Nous reprenons Simone, notre fidèle destrier à quatre roues, direction Kaysersberg. Le village préféré des français (en 2017) a de quoi charmer, lui aussi. Les vestiges de son château. Son église. Son pont fortifié. Ses vignes à flanc de coteaux. Encore une pépite alsacienne.

Mais l’heure tourne. Il nous faudra revenir pour compléter nos découvertes. Nous filons vers le nord. Strasbourg et sa cathédrale nous attendent. Sur le chemin, mon acolyte ne peut réprimer quelques paroles. « Tu peux mettre de la musique ? » La voiture restant un endroit tellement propice à l’écoute de quelques chansons.

J’écris ces quelques lignes dans ma cabane, ma petite jungle à moi, à nous. L’appartement où nous logeons jusqu’à mercredi a lui aussi des airs de Brésil. Le lit étant entouré de troncs d’arbres et d’une plante retombante. De son balcon la vue nous conquit déjà. Cathédrale Notre-Dame d’un côté. Eglise Saint-Paul de l’autre. La nuit est tombée. La ville, elle, s’est illuminée.

@jvaurillon

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