Récit n°42 – Sur les traces de Stanislas

Arrivés en Lorraine. Son ombre plane partout. À Nancy. À Lunéville. Dans les boulangeries. Faites place à Stanislas.

Un de ces moments. Je me retourne. Je me fige. Et je contemple l’alignement parfait. J’ai rangé dans la poche mon smartphone. J’ai réprimé mon envie de la photographier sous toutes ses coutures. Le temps d’un instant. Il n’y avait que moi, et la place Stanislas.

En son coeur trône la statue de ce fameux Stanislas, index pointé vers l’arc de triomphe qui lui fait face. Mais alors qui est-il et pourquoi a-t-il une importance si grande en Lorraine ?

Stanislas 1er ou Stanislas Leszczynski de son petit nom, était duc de Lorraine de 1737 à 1766, date de sa mort, à… 88 ans. Joli score pour l’époque. Et comme son nom le laisse présager, il était avant tout polonais !

Je vous passe les détails mais pour faire court, « Stanou », roi éphémère de Pologne, fuit son pays. Sa fille Marie épouse Louis XV. En 1737 Stanislas renonce définitivement au trône de Pologne, en échange du duché de Lorraine et du Bar. En Lorraine, il devient le « bienfaisant ».

Stanislas l’épicurien

Grand amateur d’art et d’architecture, Stanislas entreprend de grands travaux au château de Lunéville, sa résidence – jardins, kiosques exotiques,  automates – concurrençant même Versailles. Le Roi y reçoit les visites de philosophes (Voltaire, entre autres, en 1748), d’artistes, et d’hommes de lettres.

A Nancy, son architecte favori,  Emmanuel Heré, réalise un ensemble urbanistique splendide composé de bâtiments et places dont la fameuse Place Stanislas, inscrite aujourd’hui au patrimoine mondial de l’Unesco. Lui-même philosophe et écrivain, Stanislas fonde la Bibliothèque publique de Nancy, la Société Royale des Sciences et Belles Lettres, et le Collège Royal de Médecine.

Mais le plus intéressant dans tout cela, c’est que « Stanou » était un « épicurien », comme le raconte Fabrice Gwizdak, excellent boulanger nancéien que nous avons rencontré ce jeudi. « Il aimait manger. On lui doit beaucoup ici ! » Le baba au rhum, c’est de son fait. Les madeleines, une de ses servantes… Autant de mets dont on vous parlera prochainement dans notre rubrique « On s’occupe de vos oignons. »

@jvaurillon

2 commentaires sur « Récit n°42 – Sur les traces de Stanislas »

  1. J’ai fait un travail sur la place « Stan »avec maquette en carton au cours de mes études d’architecture! ….imaginez le temps pour faire les fenêtres…
    c’était il y a longtemps 😅

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