Récit n°53 – Comme un air penché

On a commencé par les chocolats, on a terminé par les églises. Ce fut notre manière à nous de découvrir un bout de Troyes.

Le chocolat met tout le monde d’accord. Pascal Caffet a bâti son empire dans la ville où il est né, Troyes. Le chocolatier, meilleur ouvrier de France, ne se serait pas vu quitter son terroir pour un autre. Même si ses douceurs sont appréciées au niveau international. Sa spécialité ? Le praliné. Sur les boîtes est inscrit « Sans doute les meilleurs du monde ». L’homme reconnaît sa gourmandise face à l’étal. « Je les aime tous, ça dépend des jours, de mes humeurs. » 

Pascal Caffet a remporté le titre de Champion du monde pâtissier chocolatier glacier et de Meilleur ouvrier de France pâtissier. Inès Soto.

Des boutiques de chocolatier, il n’y en a pas qu’une en centre-ville. Pour anecdote, le coeur historique de Troyes, préfecture de l’Aube, se nomme le « bouchon de Champagne ». Et il est plutôt atypique. 

Colombages en veux-tu, en voilà !

Les dalles gelées nous poussent à déambuler lentement. Petite pause devant la ruelle des chats. Toute étroite, en ville elle est aussi réputée que l’andouillette. Au centre, une petite rigole. Les maisons qui se font face, en encorbellement, se touchent en hauteur. Cela car l’impôt était calculé sur la surface du sol. L’espace était donc grappillé dans les étages. Cette proximité, les poutres apparentes, permettent aux chats de se balader à leur guise. 

Une ruelle typique du coeur de la ville. Etroite comme pouvaient l’être les ruelles médiévales. I.S.

Rose, orange, jaune. En plus d’être colorées, les maisons sont habillées de pans de bois rappelant l’Alsace. Le nombre est impressionnant. Et ce qui l’est encore plus c’est leur déséquilibre. Beaucoup d’entre elles sont penchées. Malgré tout, et depuis des décennies, elles sont debout. 

Saint-Jean-du-Marché, Saint-Pantaléon. Je n’ai jamais vu autant d’églises. Ces deux là sont bien droites. Peu attirantes de l’extérieur. Blanches, remplies de sculptures à l’intérieur. Traversées d’une lumière apaisante. A l’entrée, dans une cabine de verre, un homme appuie sur son compteur manuel à chaque fois que l’on rentre. Comme la sensation d’être dans un autre monde. Troyes me fait voyager.

@inessotopro

3 commentaires sur « Récit n°53 – Comme un air penché »

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