Récit n°55 – Sous le verre, la vie citadine

Tous les chemins mènent à une autre facette de la capitale française. Empruntons les galeries et passages parisiens. 

Bye bye les embouteillages sur le périph. Bonjour le centre de Paris. Bruyant, bourdonnant de vie et si beau. Sur les bons conseils d’un parisien, oncle de Julien, nous empruntons des passages à succès. Jouffroy, Verdeau, Panoramas. Mais aussi la galerie Vivienne. L’un nous conduit à l’autre, nous faisant passer d’un quartier à son voisin. Et c’est une autre facette de la capitale que je découvre. Restaurants malheureusement fermés, vendeurs d’art, antiquaires, petites boutiques atypiques.

Jouffroy et Verdeau. Ces deux passages couverts furent ouverts sous Louis-Philippe. 1844 pour le premier. 1846 pour le second. Abrités de la pluie, les parisiens ont adopté ces ruelles couvertes dès leur création. Salon de thé, boutiques élégantes, restaurants y fleurissent. Une deuxième entrée du musée Grevin se trouve d’ailleurs au sein du passage Jouffroy. Aujourd’hui les parisiens y font la queue devant les cuisines d’un asiatique, pour emporter leur met du midi.

Passage des Panoramas. Construit en 1800, il doit son nom à ses deux tours de 17 mètres de diamètre et de plus de 20 m de haut. Des toiles peintes s’y déployaient figurant une vue générale de Paris et l’évacuation de Toulon par les Anglais en 1793. Ils ont aujourd’hui disparus. Petite anecdote, il fut le premier lieu public de la capitale doté dès 1817 de l’éclairage au gaz. 

Piétinant la mosaïque, un défilé mythique

Il nous faut longer quelques rues cette fois pour pénétrer dans la galerie Vivienne. Elle est le fruit de l’assemblage de deux adresses et d’un passage, achetés par le président de la Chambre des notaires en 1823. Son ouverture au public fut en 1826. La galerie est très bien située. Entre le Palais-Royal, la Bourse et les boulevards. On y trouvait le célèbre restaurant « Grignon », des magasins de mode et de nouveauté.

En toute intimité, un styliste japonais y réalise son premier défilé de mode parisien en 1970. J’ai nommé Kenzo. Il n’est pas étonnant qu’il ait été séduit. Au sol, une mosaïque incroyable. 176 m de long. La galerie est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1974. 

N°13. Voici l’ancienne demeure d’Eugène-François Vidocq. Un délinquant et bagnard français devenu policier. Ces passages, très fréquentés, regorgent d’anecdotes, de détails d’architecture à observer bien installé en terrasse. Leur succès commercial n’a pas été constant dans l’histoire. Ils ne cessent pas, pourtant, d’être des lieux habités par les citadins de Paris.

@inessotopro

2 commentaires sur « Récit n°55 – Sous le verre, la vie citadine »

  1. C’est à pied que l’on découvre vraiment tous les charmes de notre capitale !!
    Profitez bien de toutes ses richesses…
    Malheureusement amputées par cette pandémie.

    J'aime

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