Récit n°66 – La vie où il y a bourse

Il a beau faire 104 mètres de haut. Quand on arrive sur la Grand’Place de Lille, un autre bâtiment que le beffroi attire le regard.

Comme une bulle protectrice. En ses murs, on oublierait la cohue d’une grande ville. On oublierait les éclats de rire des étudiants. On oublierait les files d’attente devant les grands magasins qui peuplent le centre-ville lillois.

Nous déambulons à petits pas entre les étals des bouquinistes. Une affiche d’OSS par-ci, une Une du Petit Journal par-là. La vieille bourse et sa nouvelle vie. Les soirs d’été, des airs de tango y résonneraient.

Le bâtiment est majestueux. Rouge. Jaune. Aux allures indéniablement flamandes. Et oui, Lille a été hollandaise. Mais aussi espagnole. C’est Philipe IV d’Espagne qui autorise la construction sur le domaine public « d’une bourse à usage des marchands qui sera environnée et enclose de 24 maisons. »

Car anecdote. Si la vieille bourse nous apparait comme un seul édifice, elle est en réalité composée de 24 maison identiques. La cour intérieure est formée par quatre galeries couvertes. Les galeries du campanile, des courtiers, du théâtre et des agents de change.

Le diable dans les détails

Nous sommes à Lille depuis deux jours. Par deux fois nous avons arpenté le lieu. En y trouvant, à chaque fois un détail de plus. Construit en 1653 par Julien Destrée, la variété de cariatides, d’ornements sur les pilastres, les fenêtres, les frontons, semble infinie.

Difficile de se lasser de ce lieu qui renferme tant d’histoires. Comme celle de deux statues. La première est perchée sur le campanile qui surplombe la vieille bourse. Toute dorée, elle représente le dieu du commerce dans la mythologie romaine, Mercure.

La seconde n’est plus. Enfin si mais plus ici. Deux siècles après la construction du bâtiment, l’Empereur Napoléon est reçu en grande pompe le 24 septembre 1853. Le 9 octobre suivant, une statue à son effigie est inaugurée au centre de la bourse. La réalisation d’Henri Lemaire se trouve désormais au palais des Beaux-Arts de Lille.

@jvaurillon

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