Récit n°73 – Bains de mer salvateurs

Les stations balnéaires. Nous en avons traversé quelques-unes depuis que nous longeons la côte nordiste. Elles ont poussé sur les littoraux pour des raisons de santé, de loisir.

Boulogne-sur-mer, Mers-les-bains, Dieppe. Ces villes ont les pieds dans la mer. Il n’y eut pas un instant sans vent pour les visiter. Il n’emporta pas leur beauté particulière avec lui. J’ai un agréable souvenir de notre découverte de Malo-les-Bains. Et les villes côtières qui ont suivi ont un lien commun, ce sont des stations balnéaires. La situation n’aidant pas, ni la saison, ces cités me semblent figées dans le temps. Flotte quelque chose d’émouvant dans les rues, le long des digues. 

La mer c’était le danger jusqu’au XIXe siècle. Pêche, travail, étaient les seules activités qui lui étaient associées. Deux éléments vont conduire la population à nouer des liens avec ces eaux agitées et salées. La santé. Portée par de nombreux médecins, la théorie selon laquelle les bains de mer peuvent contribuer à la guérison va se propager. Le médecin Huges Maret publie notamment un mémoire sur leur usage vivifiant contre les rhumatismes au XVIIIe siècle.

Le train. Les lignes de chemin de fer se développent et conduisent, notamment, les Parisiens vers la Normandie. Qui va devenir une zone de villégiature privilégiée. Si l’objectif n’est pas de desservir l’ensemble des cités balnéaires, de fil en aiguille des lignes s’y rendent. Ainsi le trajet de Paris à Nantes passe en 1851 de 37 h à 10 h.

Une mode, un loisir, une échappatoire 

Personnalités, rois, artistes contribuent au développement des stations balnéaires. Par leur fréquentation, leurs récits ou tableaux, ils rendent populaires et attractifs ces lieux aux yeux de la population. C’est le cas de Dieppe qui doit son succès à la fidélité de la duchesse du Berry. Qui lance la vogue des bains et transforme en 1820 un établissement luxueux pour en profiter. Le plus ancien établissement français de bains de mer chauds lui, est créé en 1785 à Boulogne-sur-Mer.

Les congés payés à partir de 1936 ne font qu’accroître ce phénomène. Le travail n’est plus le seul à remplir les journées des Français. Le loisir gagne peu à peu du terrain. Le littoral étoffe sa gamme d’activités. Bientôt les ouvriers seront aussi happés par la mer. Un tourisme bienvenu alors que la pêche s’essouffle.

Les guerres mettront en pause cette fréquentation balnéaire. Et ces cités ne seront pas épargnées par les bombes. Les blockhaus habillent désormais les littoraux du nord. La mer n’est pas redevenue ennemie des hommes, elle est leur échappatoire.

Nos escapades du week-end en photos ci-dessous

Les fresques street-art de Boulogne-sur-Mer ; la cité médiévale de Saint-Valéry-sur-Somme et la baie de Somme ; la digue, la falaise, l’architecture des habitations de Mers-les-bains à la frontière de la Normandie ; le port, le château et le centre-ville de Dieppe.

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