Récit n°74 – Voir Veules et tomber amoureux

Nous quittons Dieppe. Lupin nous attend. Sur la route, nos yeux ébahis.

Emportés par la mer. Un fils. Un frère. Un mari. Il est temps pour nous de laisser Dieppe, sa chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours et ses plaques commémoratives pour les hommes morts en mer, derrière nous. Il est temps de reprendre notre marche… En arrière.

La chapelle qui surplombe Dieppe est un lieu de recueillement pour les familles des marins. Inès Soto.

Car samedi dernier, en abordant la Normandie par Le Tréport, nous sommes passés à côté de la ville d’Eu. Drôle de nom, on vous l’accorde. Mais qui vaut le détour. La charmante cité royale dégage une atmosphère particulière. Maisons entretenues. Petites ruelles. Panorama entre château, collégiale et statue.

Une atmosphère qui ne nous quittera plus, ce lundi. Entre calme et volupté, la Normandie a doucement aspiré notre âme. Chaque village qui borde notre chemin nous offre des maisons en pierres mélangées. Qui surgissent derrière un buisson. Une rangée d’arbres.

Un des plus beaux villages de France

Et que dire quand la mer s’en mêle. Nous voilà à Veules-les-Roses. Instant près des deux anciens canons datant de la Seconde Guerre mondiale, puis nous suivons le fil de la Veules jusqu’à la plage. Sur le chemin, des villas, un ancien relais de poste et donc la Veules. Plus petit fleuve français. C’est la première fois que de nos yeux, nous observons un fleuve se jeter dans l’étendue bleue.

1 149 mètres de long

Voilà la distance sur laquelle coule la Veules, plus petit fleuve français. Il s’écoule en cascade sur le rivage comme lorsqu’il alimentait le moulin. Son embouchure est aménagée afin qu’à marée haute, truites et anguilles puissent remonter le cours d’eau et s’y reproduire.

Au bord de l’eau, encore des galets gris, mélangés par endroits avec un peu de sable. Les cabines de plage sont bien rangées dans un coin, de l’autre côté un bateau est à quai. Derrière lui la beauté. Le soleil déclinant vient se refléter dans le sable mouillé d’où suinte de l’eau. Nos pas s’enfoncent légèrement. Seule la sensation nous alerte. Nos yeux, eux, sont ailleurs. Vers l’horizon des falaises à perte de vue. Mon dieu Côte d’Albâtre, que tu es jolie.

La côte d’Albâtre et ses falaises. Julien Vaurillon.

@jvaurillon

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