Récit n°77 – Patchwork français

Bois, paille et pierre. L’histoire des trois petits porcs doit venir d’ici. La Normandie offre un nouveau tableau, que l’on accroche à côté des autres paysages français.

Pierres de teintes différentes, bois ou briques, peintures blanches ou très vives. Nous avons quitté les façades à la chaux du sud de la France, vécus dans un chalet de bois dans les Hautes-Alpes et depuis, les habitations n’ont jamais été les mêmes. Ce sont des maisonnées avec des toits de chaume que nous avons découvert dans les forêts normandes. Ici la brique du Nord a encore sa place, les colombages du Grand-est sont de retour et le blanc des bâtisses collées à la mer est souvent de rigueur.

La maison typique normande est construite avec les éléments naturels qui l’entoure. Le silex pour les soubassements, le bois de chêne, la terre d’argile et de paille composent le torchis des murs, les galettes de châtaignier l’armature de la maison, etc. Construites par les paysans, elles valent aujourd’hui de l’or.

D’un extrême à l’autre

Les architectures qui défilent et ne se ressemblent pas indiquent à notre cerveau que nous changeons d’environnement. Tout comme les matières, la palette des couleurs évolue. Le blanc des zones montagneuses a fondu au profit des vertes prairies, de la grisaille et des coloris de la capitale et des grandes cités traversées. Place à la mer du Nord, à ses nuances de gris et de bleu. Des teintes qui lui sont propres, auxquelles se mêlent les minéraux des falaises qui s’y noient.

Les reliefs. Nos oreilles se bouchaient lorsque nous grimpions dans les Alpes, le massif du Jura. La région des Hauts-de-France nous a dérouté par sa platitude. Depuis la Normandie, les vallons nous bercent. Et la perspective de l’eau salée libère nos esprits.

Il est difficile de s’ennuyer en parcourant ce pays qui est le notre. Nous essayons pourtant de trouver l’inintérêt d’une région, l’insignifiance de ses paysages et de son histoire, la fadeur de sa cuisine. Même entourés de vilaines bâtisses, sous un mauvais temps, avalant un fromage bien trop fort (Rocroi je ne t’oublierais jamais), notre curiosité est piquée.

@inessotopro

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