Récit n°99 – Mosaïque océanique

Paysage humain. Fresques des profondeurs. Une journée aux Sables-d’Olonne.

Près d’une plage très fréquentée, coquillages sans crustacés. Collés patiemment sur les murs d’un quartier des Sables-d’Olonne. Sélectionnés pour leurs teintes nacrées, leurs formes alambiquées. Aveuglés par un soleil vendéen, nous avons traversé une galerie à ciel ouvert. Celle d’une artiste locale nommée Danièle Aubin-Arnaud.

Un grand D cerclé de couleurs au milieu d’un mur. La signature de Danièle. Qui semble aimer les chats, que l’on retrouve pattes serrées et regard vif en contrebas de quelques murs. Une passion commune avec une autre Danièle que je connais bien. Ma chère et tendre grand-mère que je surnomme Mamichat. Voici quelques félins en coquillages juste pour elle. 

Des ruelles biscornues forment cette « Île Penotte », qui n’a rien d’une île aussi proche soit-elle de l’océan. Il s’agit du petit nom de ce quartier. Un havre de paix défendu par une association créée par la « Dame aux coquillages ». Elle aussi a son surnom. Bulots, coquilles Saint-Jacques illustrent la mythologie, les contes et les animaux marins. Scorpion et salamandres serpentent le long des pierres de ce coin magique.

Figurants d’une toile humaine

La jetée est un repère horizontal. Le Remblai* nous y conduit. C’est de ce point que se lancent les sportifs du Vendée Globe. Fous d’océan et de sensations fortes. La foule se presse alors pour acclamer ses héros et héroïnes. C’est un autre tableau qui nous attend ce lundi. Loin d’être figé et calme.

Des glaces se baladent dans les mains de gens rayonnants. Des cuisses blanches apparaissent sur la longue et large plage. Certains sont dans l’eau, d’autres au sec sur des petits voiliers. Un cerf-volant habille le ciel. Un bip perturbe ma rêverie, semblable à l’alerte d’un camion qui fait une manoeuvre. C’est sur un vieux monsieur que mon regard se pose. Il gare son fauteuil le plus près possible de la balustrade. 

La ville des Sables nous propose une mosaïque humaine. Une bouffée d’oxygène. Malgré le tissu étouffant qui recouvre la moitié de notre face. Comme l’impression de déambuler au coeur d’un tableau estival. D’être les figurants de cette toile vivante.

*Le Remblai est le nom donné à la longue promenade bordant la plage des Sables d’Olonne.

@inessotopro

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