Récit n°100 – Oh Vouvant, que tu es charmant

Découverte d’un petit village du sud Vendée. Durant un après-midi comme suspendu.

Comme lovée dans les bras d’une mère. La petite commune de Vouvant charme dès les premiers instants. À peine descendus de notre auto nous voilà devant un panneau. « La légende attribue sa construction à la Fée-Serpent Mélusine (…) qui aurait construit le château en une nuit. »

Nous levons les yeux et découvrons l’impressionnante tour datant de 1242. Elle est la seule partie conservée du château-fort des Seigneurs de Lusignan. L’édifice servait de donjon. Aujourd’hui il s’est transformé en panorama sur la forêt et le bocage vendéen.

Nous continuons dans les petites ruelles. Une autre légende s’offre à nous dans la cours du miracle. Noël 1715. Le petit-fils Imbert est cloué au lit, malade. Sa grand-mère s’en va quérir le père Montfort, missionnaire apostolique arrivé quelques jours plus tôt. Auprès du lit, ce dernier lance à l’enfant : « Que veux-tu mon petit ? ». Le garçon lui répond : « Je voudrais bien manger des cerises. »

L’homme d’église indique alors à la grand-mère d’aller cueillir les délicieux fruits rouges dans le cerisier de leur cour. En décembre… La femme revient une première fois, bredouille. Le père Montfort insiste. Elle revient le panier plein ! Le lendemain matin, plus aucuns fruits. Alors que l’enfant est guérit, le cerisier, lui, est recouvert de neige.

Méandres et Mélusine

Nous voilà devant l’église Notre-Dame-de-l’Assomption. Son portail nord interpelle. Subjugue. Personnages, végétaux, animaux et autres créatures fabuleuses ornent la porte romane depuis le XIIe siècle.

Plus-bas, la Mère apparaît. Non, ce n’est pas une énième légende, mais la rivière qui enlace le village. L’eau est calme. Deux barques somnolent près d’un premier pont. Après avoir contemplé les remparts nous pénétrons dans le jardin des sens. Là, menthe, sarriette mais aussi abeilles et guêpes prolifèrent.

Nous résistons à l’appel de la forêt – celle du massif de Mervent-Vouvant, plus importante de Vendée – pourtant si verdoyante. En lisière des bois un homme pêche à plusieurs cannes. Petite moustache grisonnante et casquette rouge sur la tête.

Dernier bijou. Fermez les yeux. Imaginez. Un pont du XIXe siècle. Accolé à ce dernier, un jardin à la française. De l’autre coté un énorme saule pleureur. Un cerisier en fleur. Une vieille 2 CV couleur crème. Un calme absolu. Un autre pêcheur assis. Peut-on faire plus bucolique ?

@jvaurillon

Un avis sur « Récit n°100 – Oh Vouvant, que tu es charmant »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :