Récit n°111 – Le bout de la terre

Deux sites remarquables imprimés dans nos mémoires ce jeudi. Et un bain d’humains, en ce week-end prolongé.

Près de trois heures de route en ce jeudi de l’Ascension. Nous avions envie de suivre les recommandations d’Étienne, brestois d’origine chez qui nous dormions. Le Nord de Brest pour objectif le matin, le site de Meneham plus précisément. Un petit hameau de chaumières entouré d’amas rocheux. Gris, cette fois-ci.

Un site classé

Meneham fut un lieu de vie de militaires, de douaniers puis de paysans-pêcheurs-goémoniers. Le goémon est un mélange d’algues. Le site, classé aujourd’hui, est déserté dans les années 50, avant de faire l’objet d’une campagne de restauration entre 2004 et 2009. Meneham c’est aussi la porte d’entrée de la Côte des Légendes. Un territoire décrit comme « à la fois sauvage et accueillant », qui se trouve au nord de Brest.

Une maison en pierres, des murs jusqu’au toit, est serrée entre deux rochers. Nous grimpons sur l’un d’eux pour apercevoir la mer d’un bleu sublime. Nous longeons l’eau, un quatuor d’amis rit aux éclats en se prenant en photo. Nous nous enfonçons dans le sable blanc pour toucher les rochers ronds. Le soleil brûle, le vent est frais.

Au pied du phare Saint-Mathieu

On dit que le commerce et les échanges allaient bon train sur la place de l’abbaye de la Pointe Saint-Mathieu. Ce jeudi, les allées et venues étaient nombreuses. Nous n’étions plus habitués à voir tant de monde. Ça y est, nous ne sommes plus seuls. La foule rend la prise de photos plus complexe mais je dois reconnaître qu’elle est tout de même rassurante.

De toute beauté est ce site. Face à nous un immense phare rouge et blanc, entouré de ruines d’un édifice religieux d’ampleur. C’est du Xe au XVe que fut édifiée cette abbaye bénédictine. Près d’elle, une ville bouillonnait d’activité. Commune nommée aujourd’hui Plougonvelin.

Des ballons en forme de dix dansent avec le vent. Une petit fille qui souffle ce nombre de bougies se fait photographier par une professionnelle, avec ses parents gagas. Des rires, beaucoup d’appareils photos. Il est vrai que l’intérieur des ruines, avec le phare en fond, donne l’impression d’un voyage dans le temps. Dépaysement réussi au finis terrae (bout de la terre en latin). Finistère merci.

@inessotopro

Un avis sur « Récit n°111 – Le bout de la terre »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :