Récit n°135 – Apocalypse basque

Caprices du ciel et vivacité océanique à Biarritz. Nuée de pucerons, maison royale et premier bain salé dans la petite cité basque Saint-Jean-de-Luz.

L’eau de la douche a emporté avec elle les grains de sable et les petits insectes noirs. Plus tôt dans la journée. Saint-Jean-de-Luz sous un ciel lourd et gris. Climat qui n’a rien changé à la beauté typique de ce petit port. Nommé le petit Paris alors que Louis XIV y a passé 40 jours à l’occasion de son mariage avec l’infante d’Espagne Marie-Thérèse. Union qui a apaisé les tensions avec le pays voisin.

Saint-Jean-de-Luz a pour elle d’être une ville ouverte sur l’océan, avec en supplément une vue sur les montagnes. Sous un ciel gris le rouge de ses hautes maisons basques ressort. La foule d’étrangers que nous sommes consomme, bois, mange, s’époumone et transpire en terrasse.

Comme si je me trouvais face à un panier de fraises, sans pouvoir m’empêcher d’en saisir une de plus, je retourne me baigner dans l’eau fraiche dès que j’en ressors. Planche les yeux fermés, les oreilles sous l’eau, j’entends ma respiration.

Premier bain. Un instant parfait, entaché par la présence d’une nuée de pucerons qui se collent à nos peaux moites. Et des coccinelles dont le festin vole en bande organisée. Ces petites bêtes que j’ai ramené avec moi, ont disparu ce soir dans un siphon bayonnais.

Après le ciel, la mer s’y met

Les pucerons poussent à la comparaison avec ce fameux passage de la bible. Celui qui raconte une invasion de sauterelles… Est-ce la fin du monde ? La présence des minuscules bêtes semble liée aux fortes chaleurs qui favorisent leur naissance.

Changement d’ambiance. Biarritz est plus fraîche. Les vagues sont violentes, la lumière de fin de journée est étonnante. Nous longeons l’océan.

Le rocher de la vierge est de plus en plus près. La mousse marine est projetée de plus en plus haut. Des éclairs illuminent le fond de l’étendue bleue agitée. Une balade digestive assez spectaculaire, entourés de villas gigantesques et richement bâties. Pour la splendeur du décor, je choisirai le pays Basque lorsque viendra l’apocalypse.

@inessotopro

2 commentaires sur « Récit n°135 – Apocalypse basque »

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