Récit n°137 – Le doux rose de Toulouse

Trois jours à Toulouse, la belle rose. Des allers-retours dans le secteur de Patte d’Oie, des retrouvailles familiales, des balades. Tout ça dans un écrin de briques.

Les cheveux de sirènes, c’est le nom que nous donnons à ces algues d’un vert pétillant qui ondulent dans les fleuves et rivières. La Garonne qui traverse Toulouse en est chargée. Elle a ce lundi une couleur boueuse, l’orage est passé par là.

La brique si célèbre de la métropole, Julien fait le parallèle avec l’habillage des bâtisses de Lille. Ce matériau, que l’on retrouve en ces deux extrémités du pays, a des origines romaines. Souvent choisi par manque de pierres. La « brique foraine » plus grande mais moins épaisse n’a pourtant pas le même aspect que celle du Nord, plus petite. Brune pour la dernière, rose pour la première.

Hôtel d’Assezat, église Saint-Sernin, musée des Augustins. Nous passons notre temps à lever la tête dans les rues de Toulouse. Du détail sur les façades, des mascarons au dessus des portes en bois sculpté, l’esprit romain des statues.

Les abattoirs, ce lieu abritant la mort héberge aujourd’hui la culture. Des voûtes en briques alignées dans l’espace principal. À l’étage, des pièces carrées en enfilade. Des documentaires diffusés dans les salles sombres.

Des vies entourées de briques

Suivre une petite fille à vélo le long de la Garonne. Attendre le petit dernier qui marche au rythme de ses minuscules gambettes. Trinquer avec la grande soeur, installés dans une guinguette. L’étape toulousaine fut familiale. Amicale aussi, face au Capitole en travaux. Gourmande et bercée par l’accent rond place Saint-Georges.

Un grand sourire a ponctué le séjour, celui d’une productrice de violettes de Toulouse. Fleur emblématique. Hélène nous a parlé d’un passé agricole dur à imaginer dans la cité si fréquentée. La dame de violet vêtue, des pieds jusqu’au masque, mêle ce subtil parfum poudré aux meringues, à la moutarde, au chocolat ou encore à la cosmétique.

Le souci de l’accueil, du bien-être d’autrui. L’amour pour cette terre ensoleillée s’est lu sur les visages. En contraste avec la joie des assis en terrasse, les traits des assis par terre nous ont marqué. Partout où nous sommes passés.

@inessotopro

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