Récit n°139 – Déambuler dans une toile, Albi la lumineuse

Une courte étape que nous ne voulions pas manquer. Albi et sa cathédrale imposante à l’extérieur, précieuse à l’intérieur. Albi et son palais épiscopal. Albi et Toulouse-Lautrec.

Albi, Albi, Albi. Que dire de cette ville semblable à aucune autre. Une arrivée époustouflante par l’un des ponts. De loin nous suivions l’imposante cathédrale Sainte-Cécile. Parée de ses briques de terre cuite, si haute que je pense rêver, elle trône au milieu d’une place. Et son intérieur…

Murs et plafonds entièrement peints… Des formes géométriques créent des effets d’optique dans les alcôves. Des couleurs, des dimensions qui donnent le vertige. Comme des aimants nous sommes attirés par le jubé. Clôture de pierre sculptée qui abritait le chapitre des chanoines. Il faut payer pour en voir plus. Une cérémonie va commencer, ce sera pour une autre fois…

Le peintre est sorti du tableau

Toulouse-Lautrec nous prend par la main pour que nous prolongions le plaisir entre les murs qui l’ont vu naître. Le palais de la Berbie, logement des évêques, frôle la cathédrale. Derrière ses larges murs, un musée consacré au peintre. Nous commençons par le jardin à la française. Des parterres dessinés, des haies bien taillées et une vue sublime sur le Tarn…

Dans l’esprit de Gaillac, la ville me donne l’impression d’une accumulation de couleurs chaudes sur une petite zone. Trois ponts de pierres du même rose y conduisent. Quelque chose de l’Espagne, une sensation de voyage, un sentiment d’ailleurs.

Fils d’une riche famille locale, au physique atypique et contraignant, probablement causé par les liens familiaux étroits qui lient ses parents, Henri de Toulouse-Lautrec est différent. Et son travail aussi. Quelques autoportraits, des portraits en nombre. Un regard posé sur la prostitution empreint de bienveillance. Un réalisme et une sincérité qui touchent.

Ce musée est une merveille. Des chardons ont été disposés une fois sur deux sur les banquettes rouges, pour éviter trop d’assis. Les pièces racontent des histoires. Un piano trône dans un petit salon. Il était celui de Jacqueline Sabatier. Une grand-mère éprise de musique qui a laissé une marque indélébile dans le coeur de sa petite fille. Une lettre en témoigne. Albi est une oeuvre, qu’il faut préserver.

@inessotopro

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