Récit n°140 – Chardons séchés, terre rouge, Hérault nous voilà

Une journée dans l’Hérault entre le village typique de Saint-Guilhem-le-Désert et le lac du Salagou. Nous avons terminé par le village fantôme de Celles…

En un battement d’ailes, il s’est posé sur ma main. Blanc et noir ce papillon nommé la pyrale n’a rien de mignon. Venue d’Asie il y a une dizaine d’années, cette petite bête prolifère en Occitanie. « Ils mangent tous les buis », s’affole une commerçante dans les ruelles de Saint-Guilhem-le-Désert. Comme un voile blanc, ils recouvrent les fleurs du village héraultais…

Entre deux vallées, Saint-Guilhem donne la sensation de couler comme une rivière. Ses maisons de pierre forment un chemin étroit et paisible. De gros soleils piquants sont accrochés au-dessus des portes en bois. Ce chardons nommé Cardabelle par les locaux réagit au soleil comme le tournesol, et c’est un porte bonheur.

Papa et maman de Julien à l’avant, nous quittons la place principale et son arbre centenaire pour retrouver l’obscurité de l’abbaye. Puis la lumière du petit cloître et son bassin aux poissons. Désertique au moment où le comte de Toulouse et duc d’Aquitaine Saint-Guillaume décide d’y construire l’édifice religieux, le nom du village fut vite trouvé.

La vie doit reprendre à Celles

Un rouge foncé habille les bords du lac du Salagou. Plusieurs fois j’ai pensé à ce lieu proche de Montpellier. J’imaginais quelque chose de dépaysant, similaire à un paysage du Far-West américain. Résultat je me retrouve face à des collines très fournies en végétation, une grande étendue d’eau et un sol d’une couleur peu commune. Le voyage en terre sauvage est plutôt agréable.

Dernière étape à Celles. Ou plutôt déambulation à travers les ruines de ce petit village d’agriculteurs en bord de lac. Dans les années 60, le projet d’irrigation de la vallée pour alimenter en eau des vergers pousse au rachat des maison et à l’expropriation des habitants du lieu. Le village qui na pas été englouti par le lac, quelques années de pillage et de destruction plus tard, est en passe de retrouver ses couleurs.

@inessotopro

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