Château du Fresne : des vins culottés

Un domaine à taille humaine, des vins audacieux. Sur les routes de la Loire, rencontre avec le domaine du château du Fresne.

Une histoire un peu folle. Un brin de fou. Le nom d’une des cuvées du château du Fresne, dégustée en Bretagne, du côté de Rosnoën avec notre hôte Marie-Noëlle. Bien loin de l’Anjou et de la commune de Bellevigne-en-Layon.

Derrière la vitre de la salle de dégustation nous l’apercevons, le château. Près de lui… Un fresne, d’où le nom. Face à nous Mathilde Berthe, responsable commerciale arrivée il y a un peu plus d’un an, après avoir goûté… Un brin de fou.

La vie est faite de rencontres et c’est encore mieux quand celles-ci se lient autour d’un bon vin. Et ça, le château du Fresne et ses trois associés l’ont bien compris. Rapidement est fondée la confrérie des gourmandiers et tasteviniers du château du Fresne, afin de défendre et promouvoir les vins du château.« Ce qui est singulier c’est qu’en général une confrérie défend une appellation ou un produit générique. Les membres de la nôtre sont nos plus fidèles clients », explique Mathilde.

Un domaine, une union

Mais alors quels vins défendent ces gens ? « On produit différents vins d’Anjou : coteaux du Layon, cabernet d’Anjou, crémant de Loire, Anjou village, rouge, blanc mais aussi du rosé de Loire et des IGP Sauvignon et Grolleau. »

La gamme de vins du château du Fresne, il y en a pour tous les goûts. D.R.

Anjou qui es-tu ?

« L’Anjou est une terre de schiste comparée au Saumurois. Ce dernier est plutôt une terre de calcaire avec la pierre de Tuffeau qui a permis de faire les châteaux. Ici nous sommes dans le coeur de la vallée du Layon, là où on fait des vins moelleux à partir de Chenin (cépage majoritaire dans la région). Nos terres sont très bien exposées au soleil et avec l’humidité du Layon cela va permettre l’apparition d’une pourriture noble, un champignon, le botrytis. Qui donne ce coté très sucré à nos raisins. »

Créé en 1981 de l’association de deux familles qui étaient déjà vigneronnes depuis des années, la famille Robin et la famille Bretault, le domaine exploite chaque année un peu plus de 80 hectares de vignes.

Désormais trois associés gèrent le domaine. Et chacun a sa partie. Yannis Bretault qui s’occupe plus des vignes, David Maugin qui s’occupe de la vinification et Olivier Bretault qui s’occupe de la partie commerciale.

Une démarche pour obtenir le label HVE

Représentant la troisième génération de vignerons, les trois hommes se tournent vers l’avenir. « Même si on traite, on fait très attention à la biodiversité. Les parcelles qui ne sont pas utilisées pour faire du vin sont en jachère*. Il y a beaucoup de haies entre nos parcelles. Nous pratiquons des semis de couverts végétaux (on plante des graminées, des légumineuses pour apporter naturellement à la terre ce dont elle a besoin). »

Démarche pour obtenir le label HVE (Haute valeur environnementale), livraison à domicile dans toute la France. Un peu d’exportation (Pays-bas, Los Angeles, Lisbonne…). Design des étiquettes épuré. Le trio est sur tous les fronts.

Point G, Clos des cocus ou encore l’Orgasmik, on peut dire qu’ils ne manquent pas d’originalité quand il s’agit de trouver des noms pour les cuvées d’un domaine qui ne manque pas d’air, et de talent.

*En jachère : terre non cultivée temporairement pour permettre la reconstitution de la fertilité du sol.

@jvaurillon

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