Récit n°86 – 30 millions d’amis en Normandie

Au bout du bout de la Normandie, nous avons croisé plus d’animaux que d’Hommes.

Alors que notre véhicule serpente entre les petits murets de pierres grises nous nous croyons au bout du monde. D’un côté la mer, de l’autre… La mer. Nous sommes au Cap de La Hague. Une chape nuageuse cache le soleil rendant l’endroit encore un peu plus mystique. Là, une dizaine de vaches broutent tranquillement. Une d’elle, au pelage roux, se frotte énergiquement la tête contre un bloc de béton. Elle s’arrête. Nous regarde. Puis reprend son oeuvre.

Pratique ce grattoir. Julien Vaurillon.

En face de cette dernière, un sémaphore. « Ils ont tout d’un navire opérationnel (…) les sémaphores participent à la sûreté du trafic maritime, à la lutte contre les pollutions et les trafics illicites ou encore aux opérations de sauvetage », voilà ce qu’on peut lire sur le site du ministère de la Défense. Gérés par la marine française, les 59 sémaphores jalonnent le littoral français. Il y a donc celui de La Hague, qui n’est pas le seul en Normandie.

Revenons en à nos moutons, ou plutôt à nos chèvres, naines ou pas. Elles sont nombreuses dans le charmant village de Vauville. Nombreuses mais pas seules. Un chat noir à la moustache blanche, slalome entre les clients du seul restaurant ouvert (à emporter bien sûr). En quête d’affection ou de nourriture ? Bonne question. Moi, je m’amuse à lui prêter une voix, sans doute trop biberonné au doublage humoristique de Patrick Bouchitey*.

« Quelle chance j’avais »

Après notre pause déjeuner où j’ai tenté de murmurer à l’oreille des poneys – sans grande réussite – nous prenons de la hauteur. Là, un paysage magnifique s’offre à nous. La Manche, le bruit des vagues et à seulement quelques pas de là un massif dunaire, presque lunaire, classé réserve naturelle.

Belle mèche non ? J.V.

Siouville, ville de surf, indique le panneau. Et c’est vrai que dans l’eau de l’immense plage de sable, ils sont plusieurs dizaines à pratiquer. Une amie journaliste a grandi ici. Je me remémore mes propres souvenirs d’enfance au bord de l’eau. « Quelle chance j’avais. »

Sur la route de notre logement du soir, encore un ami, encore un chat. Celui-ci est tacheté. « Oh non fait attention », s’esclaffe mon acolyte au volant. Le félin décide subitement de rebrousser chemin et de partir dans le champ voisin. Plus de peur que de mal, nous voilà arrivés. Il est temps de compter les moutons, ou plutôt les chèvres.

*Dans La vie privée des animaux, une série télévisée française en 19 épisodes diffusée le 20 avril, Patrick Bouchitey met bout à bout des scènes de documentaires animaliers et double les voix des animaux de façon humoristique

@jvaurillon

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